Valentin Stafanoff
Sometimes closed is more open than open and open is more closed than closed, wall installation, 2000
Cet énoncé conceptuel de Stefanoff questionne entre autres choses l'idée de "société". Pour celui-ci, le langage est construit comme un objet rationnel et social, comme un outil de communication entre l'artiste et le spectateur : "Sometimes closed is more open than open and open is more closed than closed" à savoir "parfois fermé est plus ouvert que ouvert et ouvert est plus fermé que fermé" invite le spectateur à s'interroger sur la relativité des situations "closed" et "open". Bien que construit sur le modèle du célèbre vers "a rose is a rose is a rose is a rose " de Gertrude stein, l'énoncé de Stefanoff n'est pas un analogon. Installée à même la nouvelle "vitrine" de la Villa du Parc, cette œuvre se présente comme une absence de représentation possible. L'expérience esthétique n'est donc plus assujettie à la forme matérielle d'un objet d'art. L'artefact n'est plus central. La démarche de l'artiste s'inscrit certes dans une histoire de l'art, minimal, conceptuel, mais elle s'en distingue. Rien à voir avec les statements performatifs de Jenny Holzer. Comme chez Robert Barry, (real, reminded, here, somehow,...), les mots open et closed fonctionnent en tant qu'embrayeurs ; Sauf que Stefanoff les associe au lieu de les exposer seuls, isolément.
