storie raccontate a metà
Révéler la petite poésie povera des matériaux de notre banal quotidien est une constante dans le travail de Mozzini. Précaires, éphémères, bricolées, ses œuvres font souvent référence à ses origines tessinoises, mais il ne faut y voir ni hommage élogieux à de vernaculaires feelings ni campagne cynique pour des fonds de terroir. Il s’agit bien plus d’une interrogation profonde sur l’idée même d’identité. Si certaines créations renvoient bien à des archétypes couramment utilisés dans la communication touristique pour donner du Tessin l’image d’un lopin d’Arcadie paisible ou apaisant, l’art et la manière avec lesquels Mozzini se réapproprie ces visions idylliques donnent une impression de fragilité et d’instabilité qui font doucement vaciller les lieux communs tels que « sentiment d’appartenance », « identité régionale », « appellation d’origine », « racines »... Pour sa première exposition personnelle en France, Aldo Mozzini propose plusieurs nouvelles créations spécifiquement réalisées pour la Villa du Parc : une forêt artificialisée, une dizaine de nichoirs hermétiques, un cabinet de curiosités, une gamme de drôles de dessins, une parodie de salon, une contrefaçon de lustre vénitien, une fuite de capitaux, un mini G8 pour conspirateurs, un logo labellisant le prénom Aldo, un show room pour tongs en bois, etc.
avec le soutien de pro helvetia