5 décembre 2008 _ 21 février 2009 la fin du monde
Entre rêve et cauchemar, rire jaune et humour noir, l’exposition La fin du monde se présente comme un parcours hallucinant, flippant ma non troppo, un jour d’orage menaçant, dans une Villa du Parc plus ou moins vide mais pleine de courants d’air et de portes qui claquent, hantée par un mutant tendance Elephant man, un loup et un crapaud…Le visiteur est accueilli par un étrange robot domestique baptisé L’aventure, équipé de klaxons à poire, à l’ancienne, dont l’absurde fonction n’est pas sans rappeler celle des autos tamponneuses ou des voitures téléguidées. Chaque fois que L’aventure se heurte aux murs du centre d’art, nous avons droit à de « pouêtiques » pouêt-pouêt. Dans une chambre noire adjacente, des guirlandes d’ampoules à effet de flammes et flammèches parodient un début d’incendie. A l’étage, un faux feu de faux bois, qui flamboie dans une fausse cheminée, suggère sans doute que la villa est habitée, mais pour autant nous ne sommes guère rassurés. D’abord parce que les murs de la pièce à côté sont sur le point de s’écrouler, suite peut-être à quelque tremblement de terre. Et puis parce que la dernière salle à visiter est traversée par une palissade de jardin au sommet de laquelle le titre de l’exposition est écrit à l’aide de tasseaux de bois...Toutes les ouvertures vitrées donnant sur l’extérieur, fenêtres et portes-fenêtres, seront recouvertes d’un film (d’épouvante) transparent, couleur orage de fin de journée…