la même chose mais autrement une forme de co-propriété des formes
Dès 1956, Debord interrogeait la notion de propriété intellectuelle et son incidence sur le droit que nous aurions ou pas de nous approprier des œuvres déjà-là pour les re-produire ou les dé-tourner. Depuis, les readymades appartiennent à tout le monde. L ’art tend à abolir la propriété des formes. Pour faire le point sur cette question compost-moderne posée par tout artiste qui fait « la même chose » que d’autres « mais autrement », la Villa du Parc invite trois plasticiens qui n’hésitent pas à créer des passerelles entre leur propre travail et celui des autres, trois artistes qui contribuent à abolir la distinction entre copie, readymade et œuvre originale : Miquel Mont, Gerwald Rockenschaub et Morgane Tschiember.
Né en 1963 à Barcelone (Espagne), Miquel Mont explore, comme Olivier Mosset « mais autrement », la manière dont la peinture est posée et comment elle fonctionne (rapports à l’espace, à la lumière, au spectateur). Né en 1952 à Linz (Autriche), Gerwald Rockenschaub adore, comme Max Bill « mais autrement », produire des ambiances à base d’abstractions géométriques…
Née en 1976 à Paris (France), Morgane Tschiember joue, comme Miquel Mont « mais autrement », avec les codes et les standards de l’art dit abstrait ou concret. Elle revendique une joyeuse indisciplinarité qui fait que ses peintures sont des sculptures et vice versa.